This document presents the results of different methods to prevent transfert of pesticides to water in potatoes fields.
Résultats du projet swap-cpp
A. Maugnard & J.P. Barthélémy (Faculté de Gembloux)
B. Bodson & D.Xanthoulis (FUSAGx)
J.P. Goffart (Centre Wallon de Recherches Agronomiques)
Potatoes culture needs important quantities of crop protection products. It is also particularly sensitive to the run-off and erosion which cause the transfer of a part of these products towards the surface water. In order to limit these transfers, two agri-environmental practices have been tested: the grass strip (12m) and the tie-ridge of the rows, a new technique that consists in establishing little dams with regular intervals within the rows. An experimentation has been implemented in order to compare the quantities of water, sediments and crop protection products exported for four methods: reference (with no particular settings), grass strip, tie-ridge of the rows, combination “grass strip and tie-ridge of the rows”.The results show that for a simple grass strip, volumes of water decreased by approximately 50% and the quantities exported by 2/3 for the sediments and about 70% in the mean for the crop protection products.For a simple tie-ridge of the rows, the volumes of water, the quantities of sediments and crop protection products exported are decreased by more than 97%.The combination grass strip and tie-ridge completely prevents the diffuse transfer.The tie-ridge shows the best ratio cost / effectiveness with a cost of 45 € / ha in the mean.A test of modelling of the diffuse transfer of crop protection products and a determination of high-risk cultural context at the Europe-wide scale have also been carried out
This document is based on two years trials in Wallony by Université Agronomique de Gembloux in 2006 and 2007 financed by Life project (Surface Water Against Diffuse Crop Protection Products = SWAP-CPP).
Résumé français
La culture de la pomme de terre fait intervenir de grandes quantities de produits phytopharmaceutiques. Il s’agit également d’une culture sensible aux problèmes de ruissellement et d’érosion qui sont à l’origine du transfert d’une partie de ces produits vers les cours d’eau.
Afin de limiter ces transferts, deux dispositifs agro-environnementaux ont été testés : la bande enherbée de 12m et le cloisonnement des interbuttes, une technique innovante qui consiste à implanter des mini-barrages à intervalles réguliers au niveau des interbuttes de pomme de terre. L’essai mis en place a permis de comparer les quantités d’eau, de sédiments et de produits phytosanitaires exportés hors culture pour quatre modalités :
- aucun aménagement (témoin)
- implantation d’une bande enherbée
- cloisonnement des interbuttes
- combinaison bande enherbée et cloisonnement
Les résultats montrent que pour une bande enherbée seule, les volumes d’eau ruisselée sont diminués d’environ 50%, les quantités exportées de 2/3 pour les sédiments et de près de 70% en moyenne pour les produits phytosanitaires exportés. Pour un simple cloisonnement des interbuttes , les volumes d’eau ruisselée, les quantités de sédiments et de produits phytosanitaires sont diminués de plus de 97%. La combinaison bande enherbée et cloisonnement empêche totalement les transferts. le cloisonnement représente le rapport coût/efficacité le plus intéressant avec un coût de mise en place de 45 € /ha en moyenne.
Un essai de modélisation des transferts diffus de produits phytosanitaires et une détermination des contextes culturaux à risque à une échelle européenne ont également été réalisés.